Pour répondre à cette question, les bilans 2022 des 20 fermes ont été recalculés à l’aide des calculateurs Agriclimat et Logiag, développés au Québec, ainsi que du calculateur européen Cool Farm Tool.
Que montrent les résultats?
- Empreinte carbone du lait : Selon l’outil utilisé, la moyenne des 20 fermes varie entre 1,02 et 1,16 kg d’équivalent CO2 / kg de lait corrigé pour le gras et les protéines.
- Principales sources d’émissions : Pour tous les calculateurs, le méthane issu de la fermentation entérique est la principale source d’émission. Le deuxième secteur en importance varie entre le fumier et les intrants, selon l’outil.
- Carbone du sol : La dynamique du carbone du sol varie fortement selon la méthode de calcul utilisée (modélisation, analyses de sol, pratiques culturales). Cette variabilité met en évidence une incertitude plus élevée associée à ce poste et la nécessité d’être prudent dans l’interprétation des résultats.
Ces différences s’expliquent surtout par des choix méthodologiques, comme des équations plus ou moins détaillées pour estimer le méthane entérique, la prise en compte des émissions hivernales des sols, l’inclusion ou non de certains postes d’émissions (électricité, carburant, intrant, etc.) ou les différences dans les données climatiques utilisées.
Pour mieux suivre et comparer l’impact de leurs pratiques, Frédérika et son équipe suggèrent donc aux fermes d’utiliser le même outil dans le temps et de rester attentives aux mises à jour méthodologiques.
Pour en savoir plus, allez lire l’article complet publié dans la revue Le producteur de lait québécois : Un même lait, plusieurs chiffres : que révèlent les différents calculateurs de bilan carbone?